Sona Cruise de LELO : bienvenue à bord 🍹

Accroche-toi à ton cocktail (sans alcool), étale ta crème solaire et enfile un bikini fissa, parce qu’on va parler d’un sextoy plutôt sympa, avec un air de vacances.

Le Sona Cruise, c’est un sextoy à technologie sans contact assez mimi et à l’efficacité non négligeable. Quant à LELO, ça n’est ni plus ni moins que le leader du marché du sextoy de luxe. Ouais, carrément. Mais est-ce que ça vaut le coup ? Viens, je t’explique.

Sona Cruise is watching you

 

Déjà c’est quoi la technologie sans-contact ? 🤔

Rien à voir avec les cartes bancaires, je te parle ici d’une technologie de sextoys différente de la vibration traditionnelle : sans rentrer dans les détails, de l’air est pulsé de manière plus ou moins forte et ciblée, afin de stimuler les zones érogènes (le clitoris sera sans nul doute le premier à profiter, mais c’est certainement pas moi qui vais t’empêcher d’essayer à d’autres endroits). Dans le cas du Sona Cruise, il s’agit d’ondes soniques.

Mec haussant les sourcils de manière suggestive
On entend beaucoup parler de cette technologie dans le monde du sextoy depuis que Womanizer l’a rendue célèbre il y a quelques années de ça. Depuis, d’autres marques ont tenté de reprendre le concept de façon plus ou moins réussie (Satisfyer, Noire Fontaine, Fifty Shades, pour ne citer qu’elles). C’est pourquoi il est essentiel de se renseigner au préalable sur le produit tant convoité, histoire de ne pas dépenser toutes ses économies dans un objet qui prendra la poussière au fond du tiroir à slips moches. Puisqu’il s’agit d’une technologie assez pointue et récente, on ne la trouvera que dans des sextoys moyens à hauts de gamme. Le jeu, c’est alors de dénicher le meilleur rapport qualité/prix.

Concernant les sensations, elles sont très souvent décrites par les blogueurs et blogueuses américain·es comme « des suçons de poissons » et je dois dire que je trouve la comparaison assez juste, dans la mesure où les sensations sont assez étranges (car inconnues et inhabituelles) les premières fois. Mais après qu’on s’y soit fait, difficile de s’en passer.

 

Maintenant que tu es familier·ère à l’idée, on peut commencer à parler du Sona Cruise.

 

L’aîné d’une fratrie double 👬

Le Sona Cruise, c’est le grand frère du Sona. Les deux ont été mis sur le marché en même temps et présentent des caractéristiques similaires (silicone doux et de qualité, surface chromée, étanchéité, …). L’écart de prix entre les deux modèles n’est justifié que par une feature que LELO nomme « Cruise Control », c’est-à-dire que le sextoy réagira à la pression en décuplant sa puissance de 20%. Plus besoin de casser l’envie en cherchant les boutons (qui se trouvent être assez mal placés, d’ailleurs). Mais même si LELO nous vend ici du rêve, il est légitime de se demander si tout cela est efficace.

Le Sona Cruise après avoir fait trempette.

 

Le prix de la gamme (respectivement 69 et 99€, les deux compères étant soldés depuis leur sortie) fait clairement concurrence à Womanizer qui franchit très souvent de la barrière des 100€ voire flirte avec celle des 200, mais pas forcément à Satisfyer qui propose des jouets avec des sensations similaires à moindre coût car en plastique ABS (moins cher à produire mais aussi légèrement moins agréable entre les mains).

Le packaging est à la fois épuré et discret, mais très honnêtement, c’est plutôt ce qu’il y a à l’intérieur qui va m’intéresser. À savoir un cordon de chargement USB comme on en fait pour quasiment tous les sextoys à batterie maintenant, une pochette de rangement (qui ne peluche pas dieu merci), et le Sona Cruise.

Le Sona Cruise utilise un port jack DC pour s’alimenter.

 

 

Que la fête commence ! 🎉

J’ai très vite constaté que l’autonomie de l’appareil était trèèès élevée, c’est-à-dire bien plus que ce que nous promet le site de LELO, à savoir une heure de chargement pour une heure d’autonomie. Je ne l’ai toujours pas chargé malgré une dizaine d’utilisations, c’est donc plutôt une bonne surprise, sachant que les autres que j’ai pu manipuler tendaient à flancher après 4 à 5 utilisations.

L’objet permet 8 modes différents, pour celles et ceux qui sont vite lassé·es du mode constant. Personnellement, le premier me convient amplement, en variant simplement la puissance à mon goût. Mais avoir la possibilité de changer est toujours appréciable, surtout si on est avide de montagnes russes.

La surface chromée du Sona Cruise !

 

Si son ergonomie est améliorable, il m’a semblé qu’elle pouvait convenir aux personnes ayant un handicap, comme des difficultés à tenir longtemps un objet dans une position inconfortable puisque la forme est adaptée à la main et l’objet suffisamment gros pour être tenu fermement.

Un point très important pour certain·es : le bruit. Non seulement ça peut gâcher un moment s’il dérange mais également avertir les voisins quant à notre activité, ce qui n’est pas top en terme de discrétion lorsqu’on on croise madame Pichon son chat sous le bras sur le palier tous les matins ou que Thomas le coloc prépare des pâtes bolo dans la pièce à côté. Le Sona Cruise est particulièrement bruyant, même une fois plaqué contre le corps et sous une couette. Le problème peut être partiellement résolu avec un brin de musique folk en fond (ou même du Rick Astley, tu sais on juge pas ici).

Rick Astley dansant dans son clip Never Gonna Give You Up
(Tu l’entends dans ta tête ?)

 

Des défauts pour chipoter 😐

Le Sona Cruise semble parfait en tous points sur le papier. Dans la réalité, on n’en est pas loin non plus, mais tout comme un morceau de salade au milieu d’un sourire radieux, quelques petits défauts restent à signaler :

La puissance de succion manque de subtilité au début selon moi, la puissance la moins élevée est trop forte, à tel point que j’ai dû m’abstenir de poser le Sona Cruise directement sur mon clitoris, pour préférer le placer à cheval entre ce dernier et le reste de ma vulve. C’est dommage.

Le choix de LELO de placer les boutons côté ventre semble être délibéré d’après leur site internet, mais, une question : pourquoi ? Couché·e sur le ventre, il est alors difficile d’accéder aux différentes commandes. Pourquoi ne pas avoir utilisé cette délicieuse surface chromée et totalement vide, hein ? Rep à ça, LELO.

J’ai également jugé lesdites commandes un peu approximatives (et dieu sait que pendant qu’on a la tête ailleurs, l’approximatif c’est pénible) : en appuyant une fois pour augmenter la puissance de succion, la différence est presque indétectable, il faut alors laisser appuyé, mais la puissance augmente alors d’un coup, un peu vite à mon goût. Le bon vieux système de vitesses où il suffit d’une pression pour passer au niveau supérieur me rend un peu nostalgique, je dois avouer. Au moins, le jouet ne s’activera pas tout seul si tu t’assois dessus (oups), il faut vraiment le vouloir pour l’enclencher.

Le Sona Cruise dispose de 3 commandes : une pour réduire la puissance, une pour faire défiler les différents modes, puis une dernière pour augmenter la puissance.

 

En conclusion, on a là affaire à un sextoy de qualité dont le prix ne fait pas sortir les yeux des orbites comparé à d’autres. Toutefois, l’écart de prix entre le Sona et le Sona Cruise n’est pas réellement justifié selon moi, j’ai trouvé la fonctionnalité additionnelle du Sona Cruise inutile, pour ne pas dire gênante. C’est très cool tout ça LELO, mais va falloir faire mieux, les ondes soniques ça vend du rêve mais personnellement je continuerai à m’en tenir aux sextoys à air pulsé, leur sensation m’est plus agréable.

(Et toi ton sans-contact, tu l’aimes comment ?)

Marin d’eau douce ! 🐬

Viens alors le moment de tester la bête dans les fonds marins. Enfin, dans une baignoire, quoi. Eh bien il y a de quoi remonter la note. Sous l’eau, le Sona Cruise est muet comme une carpe : plus rien à faire de Thomas le coloc. J’ai même l’impression que l’efficacité a été boostée une fois dans l’eau, sans doute qu’en ayant les miches qui flottent dans la baignoire nos muscles sont davantage relaxés.

En tout cas, voilà un des points forts du Sona Cruise, qui n’a rien à envier à sa concurrence de ce côté-là : son étanchéité. Parmi tous les sextoys de ce type, celui-ci est bien le seul à savoir nager. Pour 69€ (ne prenez pas le modèle à 99€ hein, avec les 30€ économisés on peut bien s’acheter quelques kebabs je dis ça je dis rien), je trouve que c’est une bonne affaire.

 

Alors, on embarque ou pas, moussaillon ? 🤗

 

+

· Longue autonomie
· Joli objet
· Prix correct si on prend le modèle inférieur
· Pochette de rangement

· Trop puissant dès le début
· Ergonomie améliorable
· Fonctionnalité additionnelle dispensable
· Aussi bruyant qu’un tracteur

 

Voir le Sona sur Rue des Plaisirs

 

Le lien vers Rue Des Plaisirs est affilié, c’est-à-dire qu’à chaque achat effectué sur leur site via mon blog, une commission m’est reversée. C’est une manière parmi d’autres de me soutenir si tu apprécies mon travail.

2 Comments

  1. Cuddie

    2 février 2019 at 13 h 34 min

    Et le silicone qui se fissure après quelques mois. C’est dommage car c’est le meilleur.

    1. Zuki

      3 février 2019 at 18 h 33 min

      Ah bon ? Ça m’étonne un peu. Tu as utilisé un lubrifiant spécial dessus ?

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